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Fausses nouvelles: pourquoi on y croit ?

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Quand il scanne l’actualité, notre cerveau perçoit ce qu’il veut bien percevoir… Mais pourquoi croit-on aux fausses nouvelles ?
 
On aime être confortés dans nos croyances

On pense se former une opinion de manière rationnelle, en analysant l’information. En réalité, notre cerveau remarque davantage ce qui confirme nos opinions. C’est le biais de confirmation. Chaque fois qu’on lit ou voit quelque chose qui approuve ce qu’on sait déjà  (ou ce qu’on pense savoir… ), le cerveau nous récompense par un rush de dopamine ! À l’inverse, il a tendance à effacer ou à déformer les informations qui remettent en cause nos convictions.

Notre cerveau adore les mauvaises nouvelles

Les vidéos qui suscitent la peur ou le dégoût sont davantage partagées que les histoires inspirantes. C’est normal : le cerveau humain est hautement sensible aux menaces potentielles (un aliment soi-disant cancérigène, un politicien qui « menace nos droits »…). C’est le biais de négativité.

Notre cerveau comprend mal les chiffres

Pendant des millions d’années, les histoires, les témoignages et les anecdotes étaient notre seule manière d’apprendre à connaître le monde. Nous avons aujourd’hui accès à des tonnes de chiffres, faits et autres statistiques, mais notre cerveau n’est pas très habile pour utiliser ces informations.

 

 

Dans sa parodie des vidéos conspirationnistes, Arnaud Soly prétend que le coronavirus serait originaire de Montréal, il se moque ainsi des colporteurs de fausses nouvelles. Parmi la multitude de « preuves » loufoques ? Le code régional de la ville (514) : « Cinq + quatorze = 19. COVID-19 ! ». « C’est tellement facile de dire n’importe quoi » , se désole l’humoriste. Mieux vaut en rire…

Trois tendances naturelles du cerveau qui nous font croire aux complots
  1. Un paranoïaque trouve une égratignure sur sa voiture ? Il sera convaincu que quelqu’un lui en veut. C’est le biais d’intentionnalité : face à un évènement négatif, on a du mal à croire au hasard, aux accidents ou aux erreurs. On conclut vite à l’action mal intentionnée d’une personne ou d’une entité (le gouvernement, les grosses compagnies, etc.).
  2. Plus un évènement est grave, plus on a tendance à lui attribuer une cause grave : biais de proportionnalité. On acceptera facilement qu’une panne électrique sans conséquence ait été causée par un écureuil qui a rongé un câble. Mais une panne qui a plongé la ville dans le chaos à l’heure de pointe ? C’est sûrement un acte terroriste !
  3. Quand on voit deux phénomènes suivre la même courbe sur un graphique, on va présumer qu’il y a un lien de cause à effet entre les deux, alors qu’il n’y en a bien souvent aucun : biais de fausse corrélation.

Tu es maintenant paré pour détecter les fausses nouvelles ! 

 

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